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Hollande, ou l'art de l'entre-deux

Bonjour à toutes et à tous!

 

 

Le " noyau essentiel " et les enseignants

Le discours dominant sur l’éducation considère celle-ci comme un « capital humain », dont le développement serait profitable à la fois aux individus (employabilité) et aux sociétés (croissance économique). Ce discours idéologique a pour fonction principale de justifier une adéquation fine de l’école aux évolutions du marché du travail. Or, l’étude des documents les plus récents de l’OCDE et de l’Union européenne révèle que cette évolution engendre, non pas un développement quantitatif ou qualitatif de l’enseignement, mais sa polarisation et son repli sur les « compétences » de base.
Extrait de Éduquer et former, sous la dictature du marché du travail, par Nico Hirtt - Investig'action.
Peu qualifiés, mais multi-compétents

 

De la servitude volontaire

Extrait « Le pillage des ressources de la planète, l’abondante production d’énergie et de marchandise, les rejets et autres déchets de la consommation ostentatoire hypothèque gravement les chances de survies de notre terre et des espèces qui la peuples mais pour laisser libre court au capitalisme sauvage, la croissance ne doit jamais s’arrêter. Il faut produire, produire et reproduire encore Ce sont les même pollueurs qui se présentent aujourd’hui comme les sauveurs potentiels de la planète. Ce n'est plus la demande qui conditionne l'offre, mais l'offre qui conditionne la demande. Ces imbéciles du show business subventionné par les firmes multinationales essayent de nous convaincre qu’un simple changement dans nos habitudes de nos habitudes de vie suffirait a sauver la planète du désastre et pendant qu’ils nous culpabilise, ils continuent a polluer sans cesse notre environnement et notre esprit. Ces pauvres thèses pseudos écologiques sont reprises en cœur par tous les politiciens à court de slogan publicitaire, mais ils se gardent bien de proposer un changement radical dans le système de production. Il s’agit comme toujours de changer quelques détails pour que tout puisse rester comme avant. »

 

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes.

 

, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

 

Le Baltic Dry Index (BDI) est un indice des prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches (minerais, charbon, métaux, céréales, acier, ciment, etc.). Le coût du fret maritime varie avec la quantité de marchandises transportées. Et comme ces marchandises servent de base à la production industrielle, cet indice est vu comme un bon indicateur d'une croissance (ou décroissance) future de la production. C'est un indicateur avancé de l'état réel de l'industrie, donc du ronronnement du moteur de l'économie mondiale.

 

La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. Les causes les plus profondes de la crise actuelle ne sont à rechercher ni du côté de la spéculation, ni du côté de l’endettement. Les achoppements financiers récents : crise des subprimes, crise de la dette, krachs boursiers à répétition, rôle des agences de notation, menace de faillite des États…tout cela est avant tout l’expression d’une crise du capitalisme lui-même.

 


La semaine passée  a été marquée par le discours de François Hollande. Un discours qui a pris les marchés, les journalistes et les politiques à contre-pied, car axé sur une politique de l'offre : "Il ne peut y avoir de création d'emplois dans la durée sans les entreprises. Il nous faut produire plus, il nous faut produire mieux. C'est donc sur l'offre qui faut agir. Sur l'offre ! Ce n'est pas contradictoire avec la demande. L'offre crée même la demande". Les économistes reconnaitront là une inspiration néo-classique, qui est une première pour un socialiste. Hollande s'en défend, mais le libéralisme est totalement hérité de la pensée néo-classique! Il profite de l'inculture économique ambiante pour s'en défendre.  

Opération séduction de François Hollande auprès des investisseurs mondiaux

 

Le président français reçoit aujourd'hui des patrons de poids lourds de l'industrie mondiale mais aussi des responsables de fonds koweïtien, qatari et chinois. Lire

 

Journal du net > Economie > Actualité > Hollande fait les yeux doux à des investisseurs mondiaux encore sceptiques

 

Lundi 17 février 2014, 20h16
François Hollande a donné lundi à l'Elysée le coup d'envoi d'une opération séduction à l'égard d'investisseurs étrangers encore sceptiques, leur promettant la stabilité puis des allègements fiscaux mais aussi un meilleur accueil dans une France "ouverte au monde" et "attractive".

 

"Tout doit être fait pour accueillir rapidement et efficacement les investissements venus de l'étranger", a lancé le président.

 

Il s'exprimait devant une trentaine de grands patrons étrangers (Volvo, Bosch, Siemens, Samsung, Intel, Nestlé ou General Electric) mais aussi de responsables de fonds d'investissement koweïtien, qatari et chinois réunis sous les ors de l'Elysée pour un "Conseil stratégique de l'attractivité".

Le chef de l'Etat, qui leur a donné rendez-vous dans six mois pour "juger" de ses réformes, a promis une nouvelle fois "d'harmoniser" la fiscalité française sur les entreprises avec celles de ses "principaux voisins européens" et notamment celle de l'Allemagne "à l'horizon 2020".

 

Mais les attentes de ces investisseurs à l'égard de la France pourraient être plus immédiates, avec une taxe à 75% sur les plus hauts revenus qui a fait figure d'épouvantail et un impôt sur les sociétés qui pourra atteindre cette année un taux record en Europe de 38%.

 

Vantant les mérites de son "pacte de responsabilité" qui doit se traduire par des créations d'emplois en échange d'un allègement du coût du travail, François Hollande a cependant souligné qu'il devait conduire aussi à davantage de "visibilité sur la trajectoire fiscale" des entreprises.

 

Dès à présent, le chef de l'Etat a annoncé ou confirmé toute une série de mesures techniques comme la fusion de l'Agence française des investissements internationaux (AFII) et d'UbiFrance, organisme chargé de la promotion des entreprises françaises à l'étranger, des aides à l'implantation de start-ups étrangères ou une simplification administrative et douanière.

 

François Hollande a également confirmé la création d'un "passeport talent" pour "mieux recevoir les innovateurs et les créateurs" et promis des délais d'obtention de visas pour les hommes d'affaires "réduits à 48 heures" contre plusieurs semaines aujourd'hui.

 

La France, a-t-il souligné, n'a "pas peur" des investissements étrangers et "pas peur de s'ouvrir au monde", elle n'entend pas "se protéger", considérant "même que la mobilité des investissements --français à l'étranger, étrangers en France-- fait partie de la réussite d'un pays".

 

Cet appel, a encore insisté François Hollande, vaut tout particulièrement pour les investisseurs issus des pays émergents qui, a-t-il déploré, ne représenteront encore "que 10% des décisions d'investissements" étrangers cette année en France.

 

"La première condition si on veut attirer (les capitaux), c'est d'être séduisant", relève-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat. Mais encore faut-il les convaincre de cette mutation du "site France".

 

La France est très chère", a réagi sur le perron de l'Elysée Victoria Mars, présidente du conseil d'administration de la célèbre marque américaine de barres chocolatées, évoquant un coût de travail élevé tout en se disant "confiante" dans l'amélioration du climat des affaires dans l'Hexagone.

 

De son côté, Ernst Lemberger, président de la société d'investissement autrichienne Ventana, a salué un gouvernement français qui a "vraiment pris la mesure de ce qui est à faire pour redresser la capacité productive" de la France, mais il attend désormais des mesures "concrètes".

- Investissements étrangers: -77% -

 

Quant à Anand Mahindra, patron du groupe industriel indien du même nom, il a lancé dans un sourire: "La France pourrait devenir le nouveau marché émergent du monde".

Récemment encore, le cabinet Ernst

 

and Youngdéplorait qu'elle émette plutôt des "signaux défensifs voire répulsifs qui préoccupent entrepreneurs et décideurs", quand l'Allemagne et le Royaume-Uni, au contraire, sont "mieux ancrés dans la mondialisation, jugés plus flexibles et plus compétitifs".

 

Pour preuve: dans un appel publié le 19 décembre par le quotidien économique Les Echos, plus de 50 dirigeants de filiales étrangères installées en France (Coca-Cola, GE, Siemens, HP, Adecco...) avaient fait part de leurs difficultés croissantes à convaincre leurs maisons mères d'investir en France.

 

Conséquence, selon la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED): les investissements directs étrangers se sont effondrés de 77% en France l'an dernier alors qu'ils ont quintuplé vers l'Allemagne.

 

A l'Elysée, on préfère retenir les chiffres de l'AFII qui font état de 685 "décisions" d'investissement prises par des entreprises étrangères en 2013, soit sensiblement autant que les 693 de l'année précédente. Le nombre de créations d'emplois induites a ainsi frôlé les 30.000 l'an dernier, soit près de 4.000 de plus qu'en 2012.

 

  Pour la présidente du Front national, Marine Le Pen, ce conseil de l'attractivité n'est que de la "com'", le porte-parole du PS David Assouline a estimé que M. Hollande était "dans son rôle" en faisant "venir les entreprises (...) pour le bien des travailleurs". Quant à l'UDI (centre), elle a jugé par la voix de Philippe Vigier qu'il s'agissait d'"un signal insuffisant", appelant François Hollande "à passer enfin aux actes

 

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction. Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée 

 

Celle-ci frappe actuellement les États sous la forme d’une crise budgétaire et de divers programmes d’austérité. Partout en Europe, on nous explique que nous vivons au-dessus de nos moyens, qu’il va falloir travailler plus et se serrer la ceinture. Face à cette situation beaucoup se retournent vers l’État comme ce qui permettrait d’imposer des limites aux « dérèglements du marché ».

 

« Avec plus d’État pour encadrer la finance, nous pourrons construire une économie plus sociale et plus prospère.» Mais le discours antilibéral se heurte à une évidence[1] : l’État n’est pas ce qui s’oppose à la sphère de l’économie, il est dans un rapport de totale interdépendance avec l’économie. La raison en est simple: il doit se servir de l’argent pour financer ses projets. Lorsque l’économie commence à ralentir, elle limite et étouffe son action. Avec la diminution de ses moyens financiers, l’Etat se réduit à la gestion toujours plus répressive de la pauvreté.

 

Concrètement aujourd’hui les États n’ont le choix qu’entre deux politiques : austérité draconienne ou création monétaire, c’est-à-dire recours à la planche à billets. La première mène à la récession violente, la seconde à l’explosion d’une inflation incontrôlable

 

Hollande, ou l'art de l'entre-deux
Le gouvernement s'apprête à rogner les dépenses publiques, après avoir fortement augmenté les impôts. C'en est trop pour ses électeurs, mais encore pas assez pour les partisans de l'austérité libérale.

 

Avec sa politique de taux zéro et de quantitative easing, la Fed a permis aux marchés et aux investisseurs de s'approvisionner très facilement en liquidités à bas coût. Mais la conséquence a été la baisse des rendements d'actifs comme les obligations souveraines américaines (un des investissements préférés de pas mal d'intervenants). A la quête de rendement, ces liquidités ce sont donc tournées vers des actifs et des pays qui en offraient de meilleurs. Dont les pays émergents.

En parallèle, les pays émergents ont été encouragés à s'endetter (en dollar) alors que l'accès à la liquidité était de plus en plus facile.

Or l'affaiblissement de ces monnaies est un véritable danger pour les économies émergentes, en lutte presque perpétuelle contre l'inflation

 

Aujourd'hui, de nouveau, les devises émergentes décrochent face au dollar. Ce qui se sache derrière la crise des changes

 

Concrètement aujourd’hui les États n’ont le choix qu’entre deux politiques : austérité draconienne ou création monétaire, c’est-à-dire recours à la planche à billets. La première mène à la récession violente, la seconde à l’explosion d’une inflation incontrôlable.

 


Car le véritable problème des émergents en plus profond : il tient aux limites de leur modèle économique plus qu'aux microdécisions de la Fed.

En fait, il n’y a pas de contradiction fondamentale entre le fait de dire qu’il y a bien approfondissement de la crise ces dernières années et que le capitalisme est d’une certaine façon une crise permanente : la crise peut être analysée à la fois comme un mode de fonctionnement ordinaire du capitalisme et comme une remise en cause potentielle de sa propre existence. Le capitalisme est ce jeu qui inclut sa contradiction dans sa propre règle, et qui donc pourrait tendre à son abolition, mais la réalité c’est que c’est à la lutte des classes, c’est à nous de le faire

 

 Nico Hirt
Article en PDF article_pdf.gif: Dictature du marché du travail - Français - Analyses et témoignages - École

 

 

2013, 4ème année la plus chaude

Comment sortirons-nous de cette crise ?

 



23/04/2014
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